Au Théâtre de Nesle, il lit chaque jour l’ensemble des Fables de La Fontaine et présente Tabou, un spectacle musical évoquant le monde de Boris Vian et Saint-Germain-des-Prés.

Très talentueux interprète, repéré très tôt, par le théâtre public comme par le théâtre privé, Fabrice Eberhard est aussi un professeur très aimé. Il avait fondé un très joli festival, il a souvent écrit des pièces fines et sensibles.

En ce moment, il est au Théâtre de Nesle. Une mini-comédie musicale, Tabou,  hommage fraternel à Boris Vian et évocation, dans un théâtre lui-même installé dans une très belle cave, de la vie de Saint-Germain-des-Prés, après la guerre et dans les années 50. Il a écrit Tabou et met en scène des artistes bien accordés.

Une visite, guidée par l’énergique Marie-José Segarra. Dans un coin, à gauche au fond, le Baptiste Chéron accompagne le spectacle avec esprit et participe parfois au jeu. Ici, on joue, on chante, on danse. On sait tout faire. Loïc Thévenot ne cherche pas à ressembler à Boris Vian, longue tige, mais il chante très bien et sa présence est nuancée, touchante. Deux jeunes comédiennes très douées complètent la distribution : Fanny Toquero et Elsa Le Forestier. Elles sont très précises, elles ont beaucoup de charme et dansent sur des suggestions d’Alexandre Leblans, dans les lumières de William Orrego Garcia. Un divertissement sans prétention, malin, léger. Très sympathique.

Ces jours-ci, mais nous ne l’avons pas encore vu, Fabrice Eberhard lit chaque jour les Fables de La Fontaine. 243 fables en 7 séances. Deux sont déjà passées. A suivre. On connaît le talent vif et profond de l’interprète et on ne peut que recommander ces jolis rendez-vous qui marquent avec intelligence le 400ème anniversaire de la naissance, en 1621, du grand écrivain. Florian Harribey accompagne les représentations des Passacaille de Jean-Baptiste Lully.  

Théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle, 75006 Paris. Tél : 01 46 34 61 04.

« Les Fables », après les séances de lundi et mardi, rendez-vous ce mercredi et jusqu’à samedi, 19h00, dimanche à 16h00. Durée de 55 minutes à 1h25.

« Tabou », jusqu’au 28 novembre, vendredi à 21h00, samedi et dimanche à 17h00. Durée : 1h10.

Pas encore de commentaires

Comments are closed