Entrée libre et nouveautés, spectacles de 8h30 du matin à 21h00, dans les salles et les espaces du siège du Théâtre de la Ville, mais aussi dans les jardins. Cinquante artistes sont mobilisés.

Que faites-vous le mercredi 19 mai 2021 ? Vous allez au théâtre ! Et très tôt le matin ! On ne vous empêchera pas de vous rendre dans une salle de cinéma ou de traîner en terrasse…Mais ne passez pas la journée sans un saut à l’Espace Cardin, et ce dès le matin !

Elles ne décrochent jamais, elles ne s’arrêtent jamais, elles sont tout le temps en train d’élaborer quelque chose pour le public : les équipes du Théâtre de la Ville n’ont pas quitté le beau bâtiment de l’avenue Gabriel, à deux pas de la Concorde (de l’ambassade des Etats-Unis et de l’Elysée), pas plus que la salle des Abbesses, à Montmartre.

Régulièrement, depuis le premier confinement, il y a plus d’un an, désormais, nous avons eu l’occasion de rendre compte d’un travail continu. Lors de ce premier confinement, les compagnies n’avaient pas même le droit de répéter. Mais les fils avaient été maintenus avec le public.

Cette année, les artistes et les équipes techniques avaient le droit d’être dans les lieux et de répéter, ce qui a donné une profusion de représentations filmées et diffusées en direct, moments de danse, de théâtre, de musique, pour les grands et les jeunes. Et aussi, un bouquet de formes originales et fertiles, telles ces « consultations » qui ont connu dès leurs débuts un extraordinaires succès. Consultations poétiques, littéraires, scientifiques, médicales.

Pas de secret : on travaille, on travaille sans relâche et dans la bonne humeur et la ferveur d’une camaraderie de haute mer.

Connnaissez-vous cette façade ? Ces arbres ? Ce parquet de bal ? Photographie DR.

Cet hiver, on avait pu retrouver le beau bâtiment que l’on connut autrefois sous le nom des Ambassadeurs, ce lieu devenu l’Espace Cardin, que tout Paris fréquentait, et pas seulement parce que l’on pouvait y applaudir Marlene Dietrich ou découvrir les maquillages blanc et noir des comédiens de La Chevauchée sur le lac de Constance, objet de délectation ultra-précieuse pour un petit monde hyper parisien…Du Peter Handke sophistiqué par Claude Régy…

On venait pour se tenir au courant, et déjeuner, et dîner, sous le regard bienveillant de Jacques Collard, maître de cérémonies fraternelles, veillant sur un restaurant très bon.

Mais plus de restaurant et l’on ne s’en plaint pas. Dans le jardin, désormais, une véranda ouverte longe la façade côté Champs-Elysées, idéal espace qui permet, mieux qu’une terrasse, de se retrouver pour bavarder. Et surtout, on a planté sous les marronniers, un plateau, une sorte de parquet de bal qui va permettre aux artistes de jouer dehors dans d’excellentes conditions.

Découvrez tout cela dès le 19, réouverture autorisée ! Emmanuel Demarcy-Mota et le directeur Christophe Lemaire, n’ont pas eu besoin qu’on le leur dise deux fois ! Comme Valérie Dardenne, la secrétaire générale, et tout le monde : administration, technique, artistique.

Autre vue…Arbre magnifique, promenade du jeune Proust…Que rêver de plus beau ? DR.

On ouvre ! On ouvre dès 8h30 ce mercredi 19 mai que l’on n’oubliera pas !  De 8h30 à 10h, un concert d’Henri Tournier avec les musiciens de la troupe de l’imaginaire.

De 9h00 à 11h00, un atelier danse ouvert à tous, les vieux, les jeunes, les petits, les grands. Sous la férule sensible et aimante de Clint Lutes.

De 11h00 à 13h00, des répétitions publiques de danse, commentées par Ambra Senatore.

De 11h00 à 12h00, des consultations scientifiques conduites par Jean Audouze, Gérard Maillet et Sara Belviso.

De 14h00 à 16h00, un atelier danse pour les enfants et les centres de loisir.

De 16h30 à 17h30, un concert de musique du monde. De l’Iran précieux, on écoutera Farnaz Modarresifar.

De 17h30 à 18h30, suivent des percussions soufi kurdes.

Enfin, clôture d’une journée merveilleuse, qu’il pleuve ou non, voici, Dans la salle, l’un des plus beaux spectacles de ces dernières années ;

De 18h30 à 20h30 : Six personnages en quête d’auteur, de Luigi Pirandello, dans une mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota avec la troupe du Théâtre de la Ville.

Après ? Il fera encore jour et le ciel mouillé brillera sur Paris….

Tous renseignements complémentaires sur le site du Théâtre de la Ville. Distanciation, masque, gestes barrières.

Entrée libre.

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