Artiste de théâtre, artiste de cirque, fille de piste et fée des airs, elle vient de présenter son nouveau spectacle : « Attraper l’ange ». Ecrit, scénographié, décoré de masques fascinants, mis en scène et interprété par elle-même. Une effervescence de beauté et d’émotions.
Nous reparlerons plus longuement de ce nouveau spectacle de Geneviève de Kermabon, mais, ce matin, contentons-nous de saluer ce nouveau et formidable spectacle qui, sous le titre d’ « Attraper l’ange », raconte une vie et se souvient de ce mystère d’un instant que seuls peuvent saisir ceux qui risquent leurs vies dans les airs…Un suspens, une seconde, ou deux de suspens, qui donne à l’artiste la certitude que tout le sens de sa vie est là. En un point minuscule mais qui inonde de bonheur et qui irradie. En fait entre vie et mort, entre prouesse et risque d’échec, de chute.
« Attraper l’ange » est une vraie-fausse biographie. Fine et frêle d’apparence, rousse aux cheveux longs retenus en chignon couronne, Geneviève de Kermabon, est une artiste plurielle.
On l’a applaudie en première partie de la saison, au Poche-Montparnasse, dans une adaptation composée et jouée par elle de L’Homme qui rit de Victor Hugo (et le succès a conduit à prolonger les représentations).
Ces jours-ci, de ce vendredi à ce dimanche, elle a donc présenté en public Attraper l’ange, qui décrit, commente, illustre un chemin qui part d’une famille et se glisse en sinuant, jusqu’à notre présent. Maman, Papa, l’ami de la famille, oncle et amant de maman, pour commencer. Sans oublier, premier des personnages Federico Fellini.,
Geneviève de Kermabon est à la fois la narratrice et tous les protagonistes, hommes comme femmes. de ce chemin qui s »émaille de remarques, de réflexions de personnes que Geneviève a elle-même sollicitées.
Elle enfile des masques, elle joue les autres sans vraiment travestir sa voix, en demeurant elle-même. Et pourtant, elle est transfigurée à chaque fois.
C’est vraiment merveilleux, poétique, acide, en prise avec notre temps. Quel théâtre sera assez intelligent pour accueillir cette création qui a des apparences d’artisanat, mais qui est magistrale.
Si vous lisez cela dans l’immédiat, courez à la Cartoucherie !
Dernière répétition publique, à 16h00 tout à l »heure. Salle de répétition du Théâtre du Soleil. Entrée Libre. Durée : 1h/1h10.