Il était né le 22 octobre 1918. On ne peut donc se désespérer de sa mort. Et pourtant il va nous manquer terriblement, parce qu’il était une référence humaine, intellectuelle, spirituelle. Il était un homme d’une telle noblesse morale, d’un humour tellement cristallin, d’une vitalité sans agressivité tellement heureuse pour qui avait la chance de le côtoyer, que sa disparition creuse une large blessure dans nos vies.

On ne fera pas ici une rédaction d’écolière de plus pour vous rappeler son parcours jusqu’à l’Académie Française et au-delà. Son incroyable destin, ses talents profonds. On ne vous renverra pas seulement à ses textes et à cette Exobiographie dans laquelle il disait un peu de sa vie.

Une photographie de Paul Delort, pour Le Figaro. DR Un portrait superbe.

Il est mort un 27 janvier. Un jour qui dans le coeur des gens qui écoutent un peu de musique est celui de la naissance de Mozart. Cela lui va bien. Il a pris son petit déjeuner, tranquillement, et le coeur s’est arrêté. Tout simplement.

Allez donc au Poche-Montparnasse où François Marthouret est encore à l’affiche avec une traversée formidable de l’oeuvre. René de Obaldia n’était léger que par politesse. Ses écrits sont graves, sinon noirs. Mais, son élégance l’obligeait. Sa noblesse, exigeait qu’il nous fasse rire et sourire.

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